“La parole est d’argent mais le silence est d’or…”/ “Speech is silver, silence is golden”

Comme je l’évoquais dans l’un de mes posts précédents sur le corps et ses messages internes (cf. https://binisun.wordpress.com/2015/12/26/corps-et-messages-internes-body-and-inner-messages/), perdre ma voix est une chose relativement fréquente dans mon expérience personnelle, ce qui m’amène à m’intéresser à son sens.

Je le relie à l’adage: “La parole est d’argent mais le silence est d’or”. En ce moment, dépourvue de ma voix (ou étant à 5% de mes capacités), je remarque à quel point il est beaucoup plus facile de se centrer quand on ne met pas toute son énergie vocale (voire énergie tout court) à l’extérieur.

Personnellement, même si la voix permet de créer, de communiquer, de chanter (ce que j’aime vraiment), je prends conscience, en utilisant le peu qu’il me reste, que je ne l’utilise pas toujours à bon escient. Outre la frustration de ne pas toujours se faire comprendre, on prend conscience que la véritable frustration vient de soi.

Après tout, pourquoi n’a-t-on pas réussi à la préserver? (j’utilise le “on” sans doute pour faire référence au club des aphones dont j’ai une carte premium!) Qu’est-ce qui nous amène à nous époumoner dans le vent ou à user cet organe au point de se priver de tout son? La toux étant également une grande amie de la fatigue des cordes vocales, je serai amenée à me demander, qu’est-ce qui nous irrite au point de s’abimer et de se priver de cette expression extérieure? Doit-on en arriver à des extrémités pour la fermer, et finalement, se reposer? (les maux et les mots sont très proches; on peut tout y lire à travers…)

Je ne suis pas certaine que ce soit le 1er membre du Club des Aphones qui ait créé le sage proverbe cité plus haut, mais je prends conscience que l’on peut des fois utiliser sa voix à tort et à travers.

N’est-ce pas dans les livres sacrées que l’on apprend que le verbe est créateur? Faisant partie intégrante de notre réalité, et utilisant notre organe vocal à la vitesse des doigts de Chopin sur son clavier, on tend des fois trop facilement à critiquer, dire des paroles blessantes, ou dépenser sa verve quand elle n’en demande pas tant.

Finalement, quand chaque mot nous coûte physiquement, on commence à prendre la pleine mesure de la sacralité du mot. Et si chaque mot prononcé est créateur, et qu’il représente une monnaie gagnée durement, peut-être sommes-nous amenés à le dépenser avec économie et sagesse?

Le mot est une arme autant qu’une caresse. La voix en est son véhicule et l’émotion la sève. Même si l’expression est toujours la bienvenue, la voix demande sans doute qu’on en prenne soin et l’utilise avec parcimonie et harmonie… et s’autoriser à créer ce dont on a vraiment envie. 🙂

la-parole-est-dargent-et-le-silence-est-dor super objet!

***

As I explained it in a former article about the body and its inner messages (cf. https://binisun.wordpress.com/2015/12/26/corps-et-messages-internes-body-and-inner-messages/), I often lose my voice in spite of the fact that I love communicating (and maybe because of that reason too…).

It led me to wonder about the wise proberb “Speech is silver, silence is golden”. I wonder how those precious phrases came to us. Anyway, not being able to speak (or being at 5% of my ability) led me to go through the essential and to wonder why I had to come to that extent to lose that way of expression which gives me pleasure when I sing and helps me communicating with a lot to people. I noticed that coughing (which means irritation) also comes along : it leads me to wonder why do I have to be irritated to the point that my vocal cords become too tired to express?

I tend to spill my energy like a kid, everywhere. I love sharing it, but I can’t say Stop because i feel like it’s illimited. Yet, that limit makes me think about it now… And I notice that shutting myself encourages me to focus more on my inner self.

Sometimes I feel frustrated. And when I’m able to speak a little bit, I realize how hurtful I can be and i feel really silly to use my voice in such a random way. Sometimes, we do use our voice randomly. Forgetting how precious it is. When we lose it and fight for it, we realize that it’s precious. Then, I remember that sacred books said that the Verb is a creator. And I came to think that we don’t often think about it because we shoot with our voice like a kalachnikov.

A word can be both a knife and an embrace. Be a lover or a killer. Be wrapped sweetly yet having a sour taste. Words and the voice are precious. It’s precious to express and we can’t control everything. Yet, if we remember how precious it is to speak, how painful it can be (like someone injured who tries to walk or to use its injured member again), maybe we could try to use it more wisely and with harmony…No need to be perfect. But trying to remember how precious the voice is. And the word. And further more, the silence.

arbre silence

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